La préservation du patrimoine

L’Oppic et la préservation du patrimoine 

Compte tenu de la richesse et de la diversité du patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication ou de ses opérateurs, l’Oppic est amené à développer une expertise forte en matière de restauration et valorisation du patrimoine protégé. Ainsi, 60% des sites ,sur lesquels l’Oppic intervient en 2020, sont totalement ou partiellement protégés au titre des monuments historiques.

Ils incluent des sites patrimoniaux d’excellence comme les châteaux de Versailles, de Fontainebleau, le musée de Cluny, ou des unicums architecturaux tels le pont transbordeur de Martrou.

Cette situation entraîne tout naturellement des liens denses avec les maîtres d’œuvre spécialisés en matière de patrimoine (architectes en chef des monuments historiques) et un attachement tout particulier au respect du contrôle scientifique et technique mis en œuvre par les services patrimoniaux des directions régionales des affaires culturelles (DRAC).

Cette inscription au quotidien de l’Oppic dans les problématiques patrimoniales s’incarne dans la saisine, dès qu’il est nécessaire, de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNAP) mais trouve également à s’illustrer dans le fonctionnement de différentes commissions scientifiques spécifiques.

Les restaurations des galeries Mazarin et Mansart du site de Richelieu, ou celle du remontage des décors de la chancellerie d’Orléans font ainsi l’objet de commissions scientifiques ad hoc.

L’Oppic est par ailleurs mobilisé pour travailler, dans un souci de qualité et de préservation des savoir-faire et de l’exigence des métiers du patrimoine, sur les problématiques propres au bâti ancien (problématique de plomb et d’amiante en milieu patrimonial) ou de recherche sur les matériaux en lien avec le laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH).

Chacune des opérations dont l’Oppic a la charge, est l’occasion par ailleurs, de transmettre les « figures du patrimoine », métiers d’art ou techniques spécialisés.

Par ailleurs, les opérations de travaux sont aussi l’occasion de faire progresser les connaissances scientifiques des sites patrimoniaux d’intervention, notamment via le biais de campagnes d’archéologie préventive.

A travers les projets de construction de CCE (centres de conservation et d’étude) à Metz et Besançon, l’Oppic contribue à mettre en œuvre la politique initiée par le ministère de la Culture pour la conservation pérenne des biens archéologiques mobiliers et de la documentation archéologique provenant des fouilles.

Figures du Patrimoine

Chaque projet de restauration sur monument historique requiert à la fois des techniques spécifiques, des métiers et des savoir-faire spécialisés. Ces savoir-faire perdurent et se transmettent sur les chantiers dont l’Oppic assure la responsabilité.

Chacune des opérations passées ou en cours, est illustrative de ces métiers d’art.

Retrouvez chaque « Figures du patrimoine » illustré, qu’il s’agisse du travail de la pierre, des métaux ou du verre ...

L’archéologie réinterroge l’histoire des monuments

Les journées européennes de l’archéologie sont l’occasion, sur l’ensemble du territoire, de présenter au grand public les enjeux et les résultats de cette politique scientifique et historique ambitieuse qu’est l’archéologie et dont le volet d’archéologie préventive est toujours une dimension importante pour les projets d’aménagement.

C’est d’autant plus vrai pour un maître d’ouvrage comme l’OPPIC qui travaille régulièrement dans des sites patrimoniaux remarquables, dont l’histoire suscite l’intérêt de la communauté scientifique, ou dans des sites urbains de longue date, qui gardent des traces importantes des époques passées.

L’OPPIC a en réalité deux types de liens qu’il a avec l’archéologie : les fouilles qu’il a connu sur ces différents chantiers d’une part, mais aussi son action au profit de la politique archéologique via la construction de plusieurs projets de centre de conservation et d’étude (CCE).

Compte tenu de la présence probable de vestiges sur l’emprise de nos projets d’intervention, la prescription de diagnostics archéologiques par les services régionaux de l’archéologie (SRA) des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) est régulière sur les chantiers de l’OPPIC.

Lorsque ces diagnostics illustrent la présence de vestiges importants, des fouilles préventives doivent être menées pour connaître et comprendre ce que ces vestiges ont a nous raconter des époques révolues.

Ce fut le cas pour des opérations désormais anciennes, comme le Théâtre de l’Odéon ou le Grand Commun de Versailles, mais encore tout récemment au Château de Fontainebleau ou à l’école d’art de Dijon.

A chaque fois, la présence archéologique exige de la part de l’OPPIC une grande anticipation pour garantir au mieux les délais y compris en modifiant la conception des projets pour éviter l’atteinte aux vestiges, ou alors pour faire procéder aux fouilles avec réactivité lorsqu’il s’agit de découvertes fortuites.

Conduire un dialogue régulier avec les services prescripteurs des DRAC, pour anticiper les enjeux, et disposer d’outil juridique agiles, pour faciliter la passation des marchés de fouilles sont les clés d’une intégration réussie de la dimension archéologique dans des opérations de travaux.

Les conclusions de ces fouilles sont autant d’élément précieux pour connaître l’histoire et l’environnement des monuments qui nous sont parvenus aujourd’hui.