La préservation du patrimoine

L’Oppic et la préservation du patrimoine 

Compte tenu de la richesse et de la diversité du patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication ou de ses opérateurs, l’Oppic est amené à développer une expertise forte en matière de restauration et valorisation du patrimoine protégé. Ainsi, 38 des 66 sites, soit 57%, sur lesquels l’Oppic intervient en 2015 sont totalement ou partiellement protégés au titre des monuments historiques.

Ils incluent des sites patrimoniaux d’excellence comme les châteaux de Versailles, de Fontainebleau, le Grand Palais, ou des unicums architecturaux tels le pont transbordeur de Martrou.

Cette situation entraîne tout naturellement des liens denses avec les maîtres d’œuvre spécialisés en matière de patrimoine (architectes en chef des monuments historiques) et un attachement tout particulier au respect du contrôle scientifique et technique mis en œuvre par les services patrimoniaux des directions régionales des affaires culturelles (DRAC).

Cette inscription au quotidien de l’Oppic dans les problématiques patrimoniales s’incarne dans la saisine, dès qu’il est nécessaire, de la commission nationale des monuments historiques (CNMH) mais trouve également à s’illustrer dans le fonctionnement de différentes commissions scientifiques spécifiques (par exemple, en 2015 les commissions scientifiques relatives au Château de Versailles et sur le site Richelieu).

Les restaurations de la galerie Mazarine du site de Richelieu, ou celle du remontage des décors de la chancellerie d’Orléans font ainsi l’objet de commissions scientifiques ad hoc.

L’Oppic est par ailleurs mobilisé pour travailler, dans un souci de qualité et de préservation des savoir-faire et de l’exigence des métiers du patrimoine, sur les problématiques propres au bâti ancien (problématique de plomb et d’amiante en milieu patrimonial) ou de recherche sur les matériaux en lien avec le laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH).

Chacune des opérations dont l’Oppic a la charge, est l’occasion par ailleurs, de transmettre les « figures du patrimoine », métiers d’art ou techniques spécialisés.

Par ailleurs, les opérations de travaux sont aussi l’occasion de faire progresser les connaissances scientifiques des sites patrimoniaux d’intervention, notamment via le biais de campagnes d’archéologie préventive.

A travers les projets de construction de CCE (centres de conservation et d’étude) à Metz et Besançon, l’Oppic contribue à mettre en œuvre la politique initiée par le ministère de la Culture pour la conservation pérenne des biens archéologiques mobiliers et de la documentation archéologique provenant des fouilles.

Figures du Patrimoine

Chaque projet de restauration sur monument historique requiert à la fois des techniques spécifiques, des métiers et des savoir-faire spécialisés. Ces savoir-faire perdurent et se transmettent sur les chantiers dont l’Oppic assure la responsabilité.

Chacune des opérations passée ou en cours, est illustrative de ces métiers d’art.

Retrouvez chaque « Figures du patrimoine » illustré, qu’il s’agisse du travail de la pierre, des métaux ou du verre...