Modernisation et engagements

Engagements environnementaux

La maîtrise d’ouvrage publique d’aujourd’hui ne peut s’abstraire des exigences renforcées de développement durable, en matière de performance énergétique, de durabilité des ouvrages, de consommation de matériaux ou de recyclage des déchets pendant les chantiers.

La démarche d’élaboration des schémas directeurs de site engagée par l’Oppic, avec le soutien du ministère de la Culture, depuis de nombreuses années, participe de cette démarche de développement durable.

Ces schémas visent à construire une approche de long terme de la gestion patrimoniale, en définissant une stratégie d’investissement pluriannuelle associant les exigences liées aux usages, les nécessités réglementaires et l’impératif de transmission aux générations futures du patrimoine remarquable d’aujourd’hui. A la fois document d’orientation et de planification partagé par tous les acteurs.
Les schémas directeurs évitent les incohérences liées à une programmation au coup par coup. Ils prônent la durabilité des investissements.

L’Oppic généralise aussi la prise en compte du coût global à 30 ans des équipements construits ou rénovés des ouvrages, car les coûts de consommation des fluides, de la maintenance et de l’entretien/réparation sur le long terme sont désormais un élément important des critères de décision de la puissance publique.

Les compétences de type « exploitation/maintenance » sont ainsi une exigence de plus en plus importante vis-à-vis des maîtres d’œuvre.

Dans le cadre de sa stratégie de responsabilité sociale des organisation (RSO), l’Oppic mène également plusieurs démarches d’expérimentation, en matière de performance des profils HQE ou de mise en œuvre des principes du Label énergie-carbone.

Développement durable et environnement

Au titre du volet environnemental, trois items prioritaires sont identifiés, en raison de leur périmètre d’application et des traductions concrètes qui pourront en être tirées pour l’ensemble des opérations dont l’Oppic est chargé :

Le label énergie carbone :
l’Oppic évalue l’impact de cette réglementation à partir des mesures du label « énergie-carbone » sur le projet de construction de l’École nationale supérieure de la photographie à Arles.

Les traitements et déchets :
une expérimentation menée par l’ENSCI dans le cadre de la stratégie environnementale du schéma directeur immobilier élaboré par l’Oppic.

Le référentiel « HQE Bâtiment Durable » :
dans le cadre du schéma directeur de la réhabilitation de la Cité des sciences et de l’industrie, il prendra en compte une recherche globale de qualité à travers 4 engagements : qualité de vie, respect de l’environnement, performance économique et management responsable.

Engagements sociaux

Pour agir en tant qu’acteur économique socialement responsable l’Oppic a noué un partenariat avec l’association « Ensemble Paris Emploi Compétence » -EPEC- pour s’assurer de la meilleure efficacité possible en terme d’accès à l’emploi des clauses sociales insérées dans la commande publique.

Car ces clauses, si elles induisent pour les entreprises une obligation en matière d’action d’insertion en direction de personnes rencontrant des difficultés sociales ou professionnelles pour accéder à un emploi, nécessitent d’être suivies dans le temps, avec une dimension qualitative, pour être réellement pertinentes.

La construction du centre des Archives nationales à Pierrefitte, ou du MuCEM à Marseille hier, tous comme les chantiers actuels de l’École nationale supérieure de la photographie à Arles ou du nouvel accueil du musée de Cluny mettent en place ce dispositif.

Engagement en faveur de l’accessibilité du bâti à tous les publics

L’accessibilité aux équipements culturels, aux écoles de l’enseignement supérieur « culture » et aux institutions patrimoniales accueillant du public est une priorité des pouvoirs publics, l’Oppic s’est particulièrement investi sur les actions en faveur de l’accessibilité :

  • en assurant, depuis 2011, la mise en accessibilité de 9 écoles d’architecture, et 3 écoles d’art en modifiant des ouvrants de portes, adaptant des sanitaires, modifiant des escaliers d’accès, créant des plateformes élévatrices, des circulations verticales avec espaces d’attente sécurisés (EAS), des places de parking adaptées, des rampes et de la signalétique adaptée...
  • en portant, pour le compte de 75 institutions qui ne pouvaient l’assumer seules, l’élaboration des agendas d’accessibilité (Adap’) à déposer à l’automne 2015.
  • en développant, au cas par cas, et en lien avec les associations de personnes en situation de handicap, des solutions innovantes pour améliorer l’accessibilité au cœur des monuments historiques, qu’il s’agisse des cours d’honneur pavées des institutions patrimoniales prestigieuses comme à Fontainebleau ou du parcours de visite de l’hôtel médiéval de Cluny.

Engagement en faveur de l’innovation

Afin d’intégrer les démarches de modernisation de la filière - maîtrise d’ouvrage et exploitation-maintenance, de répondre aux demandes d’outils performants pour la gestion de parcs immobiliers importants ou pour expérimenter la pertinence de ces nouveaux outils au sein d’ensembles patrimoniaux anciens, l’Oppic a engagé diverses initiatives de démarche BIM (Building Information Modeling/Modélisation de l’information du bâtiment) : réalisation d’une maquette numérique dans le cadre des schémas directeurs en cours d’étude pour le site des Gobelins ou encore pour le site de la Cité des sciences et de l’industrie, réalisation d’une maquette numérique patrimoniale au service du schéma directeur de réhabilitation du Grand Palais, réalisation des études de la cellule de synthèse en BIM pour le chantier de l’école nationale de la photographie à Arles.