Actualités des opérations 

Geste d’Or 2018. Grand Prix Architecture, Urbanisme & Société.

Renaissance de la salle Gémier

L’opération Gémier vient de remporter le geste d’or 2018, grand prix « architecture, urbanisme et société », sur une candidature originale où le maître d’œuvre, l’architecte Vincent Brossy et associés, l’entreprise Léon Grosse, et le maître d’ouvrage Oppic, ont souhaité se présenter ensemble.
En effet, il semblait évident que chaque composante du processus de la construction était venu l’enrichir de sa contribution et de son engagement.
Pour ce projet ambitieux et très technique, dans un environnement patrimonial d’une fréquentation hors normes, il était impérieux que, pour aboutir, les compétences de chacun trouvent, de concert, un accord parfait dans la complémentarité de leurs missions.

Cette reconnaissance vient récompenser une opération exceptionnelle et atypique, œuvre bâtie sans façade dont la conquête fût orientée vers les profondeurs, où les verticales sont le fruit de creusements et d’enfouissement.

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Palais de Chaillot

La renaissance de la Salle Gémier. Geste d’Or 2018.

La réponse architecturale a vite délaissé le programme initial, lui préférant la logique du schéma directeur qui a guidé la conception. Pour le réaliser, l’architecte Vincent Brossy et son équipe, BET Mizrahi avec Eric Bournique, CICAD OPC, et scénographie Changement à vue avec Michel Fayet, ont proposé une réponse radicale :
l’éventrement des terrasses monumentales dont les incertaines structures historiques en béton armé n’auraient pas permis d’accéder aux exigences d’une salle contemporaine, pour offrir alors la logistique d’un chantier à ciel ouvert aux grues et engins de terrassement. Il faut à cette occasion saluer le conservateur régional des monuments historiques de la DRAC Ile-de-France, Dominique Cerclet, ainsi que la conservatrice du domaine, Chantal Lavillaureix, pour leur capacité de dialogue face à une solution d’un abord aussi iconoclaste.

Réutilisant les anciennes carrières, le projet s’est glissé entre les fondations du palais du Trocadéro de Gabriel Davioud et du palais de Chaillot de Jacques Carlu qui l’avait phagocyté. Il a transformé l’essai de la salle Gémier, créée en 1965 par Jacques Le Marquet en remplacement d’un bar fumoir pourtant quintessence de l’art déco. Il vient aussi de redonner sens aux connexions des complexes niveaux historiques. Il offre une nouvelle vie aux espaces oubliés du théâtre :
la galerie des Nabis, les halls aux quatre colonnes, ou le vestibule. Régulée par ce faisceau de contraintes, la conception a généré la mise en accessibilité de l’ensemble du théâtre, la création d’une salle de type blackbox de 400 places, la plus grande à Paris, et la création d’un dispositif cohérent pour l’acheminement des décors depuis le boulevard Wilson, problème quotidien du théâtre depuis 80 ans.

Ce projet n’aurait pas pu être mené sans l’heureuse coïncidence de la restauration des revêtements en pierres du parvis bas, menée en parallèle avec Lionel Dubois ACMH. Après un désamiantage titanesque, 400T de gravats pollués, il a fallu mettre en œuvre un complexe d’étanchéité novateur pour y intégrer une redéfinition complète des dispositifs thermiques et acoustiques attendus sur la nouvelle salle. Lionel Dubois a également signé les zones de contact entre la nouvelle salle et les circulations, comme l’accès sur le hall aux quatre colonnes ou le palier de la musique entre vestibule et foyer.

Pour les méthodes et l’apport majeur de la préfabrication sous toutes ses déclinaisons, l’entreprise Léon Grosse, titulaire d’un macro-lot, a donné un système constructif cohérent à ces intentions. Sur une telle réalisation, les phases intermédiaires sont déterminantes :
butonnages, fonçage, ou blindage furent les clefs géotechniques pour passer de l’ambition à la réalisation. L’extraction d’environ 7000m3 de terrassement entre salle et tunnels vient rappeler les enjeux. Grâce à son implication massive sur le chantier et à la qualité de ses équipes pendant les 33 mois de chantier, pour laquelle il convient de remarquer l’énergie de François Cierzniak et la persévérance de Fabien Loiseau, sous la direction d’Olivier Bonnet.
Le maître d’ouvrage Oppic a su répondre à la réorganisation technique, administrative et financière de l’opération tout au long des sept années, à l’obtention d’autorisations administratives imbriquées, aux contraintes d’un chantier en site occupé, de l’occupation temporaire du domaine public ainsi qu’à la mutualisation des deux opérations et au déploiement logistique requis par les mouvements colossaux qu’elles imposaient.

Un livre, Renaissance de la salle Gémier, viendra bientôt compléter la mémoire de cette œuvre rare et de l’aventure de sa genèse.

Fiches techniques du Palais de Chaillot

Fiches techniques Palais de Chaillot.
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Galerie photo du chantier de rénovation du parvis bas et du Théâtre National de la Danse, au Palais de Chaillot 2014 - 2017

La rénovation du bâtiment Letessier de L’INSEP vient de s’achever

Octobre 2018

L’Oppic et l’architecture

19 au 21 octobre 2018

L’Oppic s’associe aux journées européennes du patrimoine

La restauration de la cour du mûrier de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris vient de s’achever

Juillet 2018

Menée par par l’architecte en chef des monuments historiques François Chatillon la rénovation de la cour du mûrier de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, vient de s’achever. Cet ancien cloître des petits Augustins, revisité par Duban en 1838 dans une inspiration italienne, et son jardin a retrouvé sa splendeur.
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Ouverture au public de l’accueil du musée de Cluny conçu par Bernard Desmoulin

14 juillet 2018

Inauguration du nouveau bâtiment conçu par Bernard Desmoulin du Centre de conservation et d’étude de Lorraine

14 juin 2018


Nouvel équipement au service de l’archéologie, le Centre de Conservation et d’Étude de Lorraine (CCEL) a été inauguré , en présence de Didier Martin, préfet de la Moselle et de Jean-Luc Bohl, Président de Metz Métropole, le jeudi 14 juin 2018 à Metz.

Élaboré et financé par l’État, figurant parmi les plus importants réalisés en France et géré par la DRAC Grand-Est, cet équipement novateur se substitue à l’ancien dépôt archéologique régional de Scy-Chazelles, devenu trop exigu.


Sa construction, opérée sous la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture) et réalisée selon le projet de l’architecte Bernard Desmoulin, évoque, à travers l’aspect brut du bâtiment, les grandes structures industrielles et rurales de Lorraine.

Le CCEL offre désormais au mobilier archéologique des conditions de conservation adaptées, permettant sa consultation et son étude par les étudiants et chercheurs, ainsi que sa valorisation auprès du public, en collaboration avec les musées et autres partenaires de la région.

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Dossier de presse
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Pont transbordeur du martrou Rochefort

Le 8 juillet 2017 dépose du dernier élément du tablier du pont transbordeur du martrou

Retour sur le chantier

Une étape importante du chantier se termine en ce début d’été : la dépose du tablier existant, avec un événement public organisé le 8 juillet pour la dépose du dernier élément par voie fluviale (à l’aide d’une barge sur la Charente).

Dernier élément du tablier à déposer
David Compain/Caro
Le morceau de tablier descend lentement à l’aide de 4 câbles
David Compain/Caro
Le public sur la rive du belvédère de Rochefort
David Compain/Caro
Dernier élément du tablier, avec le chariot au dessus qui va le permettre de le descendre.
David Compain/Caro
Une barge vient se positionner afin de recevoir le morceau de tablier
David Compain/Caro
Le morceau de tablier est déposé sur la barge, les câbles sont alors détachés et le morceau peut-être évacué sur la zone de chantier de la rive d’Echillais
David Compain/Caro

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