Actualités des opérations 

Appel à projet pour la réalisation d’une « fresque dessinée » sur la palissade par un auteur/autrice de bande dessinée au Service Historique de la Défense au Château de Vincennes dans le cadre de 2020 Année de la Bande Dessinée

Août 2020

Le Service Historique de la Défense (SHD) en partenariat avec l’Opérateur du Patrimoine et de Projets Immobilier de la Culture (OPPIC) et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI), souhaite mettre en œuvre la réalisation d’une « fresque dessinée » dans le cadre de 2020 Année de la Bande Dessinée, et à l’occasion des travaux de restauration du Château de Vincennes. Cette commande vise la réalisation d’une fresque dessinée sur les palissades des travaux rendant compte des missions du SHD, du site, le Château de Vincennes de son histoire et des travaux en cours conduits par l’OPPIC.

Les dossiers de candidature sont à envoyer au plus tard le 7 septembre aux adresses suivantes : h.wilhelem@oppic.fr, s.lerat@oppic.fr

Pour en savoir plus :

Appel à projet pour la réalisation d’une « fresque dessinée » au Château de Vincennes
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Présentation du Château de Vincennes, des travaux et du service historique de la Défense
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La diversité des mesures de précautions mises en oeuvre : l’exemple de la reprise du chantier de rénovation du musée national de la Marine

12 mai 2020

Jules Guineberteau, chargé d’opérations OPPIC

« Le 16 mars 2020, la décision de fermeture du chantier de rénovation du musée national de la Marine a été prise, précédée de l’ensemble des mesures de sécurisation nécessaires. Les travaux étant, avant fermeture, au stade de fin du curage, début du gros oeuvre, les questions de co-activité entre entreprises n’a pas été trop difficile dans un premier temps à faire respecter, tous les lots n’ayant pas commencé leur intervention sur site. Mais la question du redimensionnement des bases vie, quand à Paris intramuros le mètre carré est rare, est une vraie difficulté qui peut conduire à réduire le nombre de compagnons de manière importante. En revanche ont dues être mises en place, des mesures spécifiques, conformément aux recommandations de l’OPPBTP : mise à jour d’un PGC par le CSPS, adaptation des installations de chantier et des circulations. Chaque entreprise a désigné un référent Covid, les PPSPS sont mis à jour, le référent Covid de la maîtrise d’ouvrage effectue 3 visites par semaine. Lorsque la distance à minima d’un mètre entre chaque compagnon n’est pas respectée le port du masque est obligatoire. Les points d’eau avec savon et essuie-mains jetables ont été augmentés et l’arrivée des compagnons le matin se fait en décalé en 3 temps. Avec une reprise effective au 12 mai, le chantier aura été suspendu moins de 2 mois »

La diversité des mesures de précaution mises en oeuvre : l’exemple de la reprise du chantier de rénovation de la Chenille du Centre Pompidou

11 mai 2020

Rénovation de la chenille du Centre Pompidou
Photos de Pascal Aimar/ Oppic. Juin 2020

Pauline Prion, chef de projets OPPIC

« Après plusieurs semaines d’échanges avec le coordonnateur SPS, la maîtrise d’œuvre et les entreprises et une fois le plan général de coordination (PGC) et les plans particuliers de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) établis dans le respect du guide de préconisation de l’OPPBTP, nous avons décidé de lever l’ajournement de chantier le 4 mai. La première semaine a consisté à mettre en place les dispositifs nécessaires aux mesures barrières, principalement dans la base vie, tandis que le chantier a réellement redémarré au 11 mai, avec un effectif égal à celui du mois de mars de 24 personnes. La fermeture du Centre Pompidou a facilité la reprise, car elle nous épargne la co-activité avec le public. Le phasage de l’opération a été réorganisé en conséquence. Les ouvriers s’attellent en priorité au déplombage des garde-corps des coursives et aux espaces habituellement très fréquentés par le public comme le palier au 1er étage menant aux ascenseurs et à la chenille ou la galerie d’accès aux expositions temporaires au 6e étage. Concernant le calendrier, nous constatons comme tous les maîtres d’ouvrage, au-delà de la période de suspension elle-même, un ralentissement des chantiers post-crise, lié à la mise en place des mesures barrières ou des temps de réappropriation des organisations. La fluidité des approvisionnements est aussi un sujet de vigilance. Ré-augmenter en productivité avec une courbe d’apprentissage rapide est l’enjeu aujourd’hui et la bonne volonté des entreprises nous permet d’appréhender sereinement cet objectif pour cette opération. »

Tirer partie de la fermeture au public du site d’intervention : la reprise de l’activité sur le chantier de rénovation du Tympan est du Musée d’Orsay

4 mai 2020

Martin Vanbremeersch - Agence de Ponthaud, architecte en chef des monuments historiques.

« Dans le contexte d’un chantier où l’organisation des travaux et le respect des délais, compte tenu de l’activité du lieu, était une contrainte forte imposée par le maître d’ouvrage (Musée d’Orsay), la crise sanitaire et l’arrêt du chantier ont amené l’équipe d’encadrement et l’entreprise EIFFAGE à faire preuve d’une grande réactivité pendant la période de confinement pour organiser la reprise d’activité dans les meilleurs délais et conditions. A cet effet, l’organisation du chantier a ainsi pu se concentrer sur la mise en place de mesures sanitaires pour faire face à l’épidémie, en respectant les recommandations de l’OPPBTP, ainsi qu’en reléguant au second plan les contraintes sonores ou les interfaces avec l’organisation du musée qui prédominaient avant la crise sanitaire. L’organisation de cette reprise précoce a été rendue possible par une concertation très étroite menée par les acteurs du chantier (OPPIC, Musée d’Orsay, maîtrise d’œuvre, AMO planificateur, coordonnateur SPS entreprise EIFFAGE) dès le début de la période de confinement grâce à de fréquentes visioconférences. »

Laura Silva, chargée d’opérations OPPIC.

« Le chantier a été ajourné pendant un mois et demi. La fermeture du musée au public jusqu’en juin a favorisé une reprise rapide du chantier dans de bonnes conditions de sécurité. Le musée d’Orsay était en effet très désireux que cette contrainte de fermeture au public soit mise à profit pour avancer autant que possible les travaux, vecteurs de nuisances pour l’exploitation par ailleurs. Une faible co-activité entre entreprises, avec l’intervention très majoritaire de l’une d’elle, a également été un facteur facilitant. La reprise effective de l’activité a pu avoir lieu dès le 4 mai. Les horaires de travail ont pu être élargis (7h – 22h), moyennant un principe de rotation d’équipes, jusqu’à la date de réouverture du musée au public (le 23 juin), date à laquelle le chantier a repris son rythme initial. L’une des phases majeures et contraignantes de l’opération, celle de la fermeture des escalators, a pu se dérouler pendant la période de fermeture. »

La chaine de la dépense à l’Oppic : comment ça marche à distance ?

Avril 2020

L’Oppic a basculé en télétravail intégral le 16 mars. Il a fallu quelque jours pour s’adapter à un travail intégralement à distance, mais le mois de mars a permis néanmoins de payer 11M€ de factures, soit 80% du montant habituellement enregistré . C’est pourtant plusieurs services qui doivent travailler de concert bien qu’à distance : les maîtres d’œuvre d’abord, qui valident les situations, puis les équipes opérationnelles de l’Oppic qui attestent du service fait, le service financier de l’Oppic qui intègre les données dans le logiciel budgétaro-comptable, puis ensuite son agence comptable qui contrôle et valide les demandes de paiements puis transmet les virements correspondants, dans un premier temps, des entreprises les plus fragiles puis ensuite de toutes les entreprises, à la Direction Régionale des Finances Publiques. L’Oppic, dont le personnel est confiné, met ainsi tout en œuvre pour pouvoir prendre en charge et payer la quasi-totalité des factures qui lui sont adressées.

Au-delà des paiements, de nouveaux engagements réussissent à être signés, les publications d’appels d’offre sont lancées, les candidatures et les offres des entreprises déposées sur la plateforme PLACE sont analysées et la commission des marchés de l’Oppic se tient régulièrement. Plusieurs marchés de maîtrise d’œuvre ont été validés et notifiés début avril, pour garder le rythme des opérations et permettre aux architectes de mettre à profit cette période de confinement pour le lancement des études de conception .

Questions à Sabine Laubertin, agent comptable de l’Oppic Que change la dématérialisation dans le rôle de l’agence compatble ? Pour les entreprises, tous les paiements réussissent-ils à être pris en charge ?

La période de confinement COVID 19, avec la mise en place du télé travail pour tous les agents de l’Oppic et notamment ceux de l’agence comptable, a eu pour première conséquence la dématérialisation de la chaîne de la dépense « au pied levé ».

Cette dématérialisation implique l’intégration aux objets de gestion du logiciel budgétaro-comptable de toutes les pièces justificatives nécessaires au paiement.

Désignation de l’équipe de maîtrise d’oeuvre pour le réaménagement partiel de l’Ecole du Louvre

Avril 2020

Ecole du Louvre
Mathilde Ledur, Ecole du Louvre

L’École du Louvre, fondée en 1882, est un établissement d’enseignement supérieur qui dispense des cours d’histoire de l’art, d’archéologie, d’épigraphie, d’histoire des civilisations, d’anthropologie et de muséologie. Etablissement public à caractère administratif sous tutelle du ministère de la Culture, il propose à ses élèves un cursus composé de trois cycles sanctionnés par des diplômes et des classes préparatoires aux concours de conservateur du patrimoine et de restaurateur du patrimoine.

Depuis 1972, l’École du Louvre est située dans l’aile de Flore du Palais du Louvre classé Monument Historique et aménagée en 1997 par l’architecte Antoine Stinco. Certains espaces de l’École du Louvre nécessitent aujourd’hui d’être réaménagés afin :

  • d’adapter le fonctionnement de la bibliothèque en lien avec les nouvelles pratiques,
  • de créer un centre de recherche qui pourra accueillir une communauté de chercheurs, qu’ils soient permanents ou temporaires,
  • d’améliorer l’installation des services informatique et documentaire de l’Ecole du Louvre ,
  • de réaménager la cafétéria et ses abords immédiats.

A l’issue d’une consultation en procédure avec négociation, l’équipe Hart Berteloot Atelier Architecture Territoire a été choisie début avril parmi 5 équipes pour le réaménagement partiel de l’Ecole du Louvre, sur trois niveaux de l’école sur une surface d’environ 1 300 mètres carrés.

Les cinq équipes :

  • Brossy et Associés : Vincent Brossy (architecte mandataire), Mizrahi (BET TCE / Economiste), IPCS (OPC) ;
  • Atlier Krauss Architecture : Itamar Krauss (architecte mandataire), SIBAT (BET TCE), DELTEXPLAN (OPC) ;
  • Antonio Virga architecte : Antonio Virga (architecte mandataire), SL STRUCTURE (BET structure), EMENDA (BET fluides), DELOMENIE (Economiste), BATSCOP (OPC) ;
  • Dufay architectes : Etienne Dufay (architecte mandataire), G.Saleil (Architecte), Isabelle Allégret (Architecte d’intérieur), BE BATITECH (BET TCE)
  • Hart Berteloot Atelier Architecture Territoire : Heleen Hart et Mathieu Berteloot (architectes mandataires), Indigo (BET TCE), Becquart (Economiste).

Concours de maîtrise d’œuvre pour la construction d’un bâtiment d’exploitation dans le parc de La Villette en remplacement de la Cité Jardin, Paris

Février 2020

bâtiment d’exploitation dans le parc de La Villette
Atelier du pont. Février 2020

Les équipes en charge de l’exploitation du parc et de ses équipements sont logées dans le Cité Jardin, composée de neuf bâtiments construits en 1982 en état de dégradation avancée. l’Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette (EPPGHV) a souhaité construire un nouveau bâtiment d’exploitation, sur la zone de l’actuelle Cité Jardin, pour rendre de la surface de jardin au public. Il a mandaté l’Oppic pour se faire. Le lieu de travail à créer devra être appréhendé comme une sorte de « camp de base » pour 155 postes sur une surface de plancher cible de 3.000 m² s’articulant avec 5.100 m² minimum rendu au jardin.

En septembre 2019, un premier jury a retenu trois candidats, sur les 107 candidatures soumises. En février 2020, un second jury a proposé comme lauréat le groupement Atelier du pont, EVP ingénierie, Delta fluides, Axio, Atelier d’écologie urbaine, Plan 02.

Les trois équipes sont :

  • Atelier du pont, EVP ingénierie, Delta fluides, Axio, Atelier d’écologie urbaine, Plan 02 (équipe lauréate)
  • Chartier Dalix, EVP, B52, Zefco, Atelier d’écologie urbaine, Aurélien Huguet Ecologie, BMF
  • RAUM, Batisef, Choulet, ECR Environnement, Biodiversita, BMF, Atelier Roberta, Omega Alliance

Cinq équipes retenues pour le projet de construction de l’ouvrage de protection du portail occidental de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers

20 février 2020

La cathédrale Saint-Maurice d’Angers dispose d’un portail occidental sculpté datant du XIIe siècle, qui était protégé par une galerie construite dans le premier tiers du XIIIe siècle, démolie en 1807. En 2009, des travaux de nettoyage du portail ont révélé des vestiges de polychromie médiévale et moderne qui ont fait l’objet d’une ambitieuse campagne d’études puis d’une restauration exemplaire conduites par la DRAC des Pays de la Loire : ce portail apparaît désormais comme un des rares témoignages de la polychromie des cathédrales au Moyen Age.

Désormais, seule une nouvelle protection pérenne permettrait de protéger durablement le portail restauré. C’est pourquoi, la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture du ministère de la Culture, a validé, le 4 juillet 2019, ce projet inédit de création d’une galerie contemporaine protégeant le portail sur la façade occidentale de la cathédrale médiévale. C’est la première fois qu’un concours d’architecture est lancé sur une cathédrale médiévale en France.

Le jury du concours d’architecture s’est réuni jeudi 20 février 2020, sous la présidence de René Bidal, préfet de Maine-et-Loire.

Les 5 architectes finalistes retenus sont :

  • Bernard Desmoulin, Équerre d’argent 2009
  • Rudy Ricciotti, Grand prix national de l’architecture 2006
  • Philippe Prost, architecte et urbaniste
  • Kengo Kuma, architecte
  • Pierre-Louis Faloci, Équerre d’argent 1996, Grand prix national de l’architecture 2018 Le jury se réunira à l’automne 2020 pour choisir le projet lauréat.

En savoir plus

Pendant la crise, nos chantiers sont arrêtés et nous travaillons à la reprise, mais dans l’intervalle, retrouvez nos chantiers passés et les belles réalisations des dernières années

Concours d’architecture pour la réalisation d’un ouvrage de protection du portail occidental de la Cathédrale d’Angers

Février 2020

Cathédrale d’Angers
DRAC Pays de Loire

La cathédrale Saint-Maurice d’Angers dispose d’un portail occidental sculpté datant du XIIe siècle, qui était protégé par une galerie construite dans le premier tiers du XIIIe siècle, démolie en 1807. En 2009, des travaux de nettoyage du portail, ont révélé des vestiges de polychromie médiévale et moderne qui ont fait l’objet de travaux spécifiques conduits par un comité scientifique constitué de conservateurs, de restaurateurs, d’architectes et d’historiens, réuni par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire : ce portail apparaît désormais comme un des rares témoignages de la polychromie des édifices cultuels médiévaux.

Pendant ces travaux de restauration, une protection provisoire a été mise en place à l’avant du portail, le mettant à l’abri des intempéries et de variations climatiques excessives . Une protection architecturée pérenne, doit aujourd’hui être conçue et construite, pour garantir la conservation du portail. À l’initiative de la DRAC Pays de la Loire, après concertation avec la ville d’Angers et le clergé, affectataire, et après l’avis favorable de la Commission nationale de l’architecture et du patrimoine, en date du 4 juillet 2019, le ministère de la Culture, a décidé de lancer le concours d’architecture pour la réalisation de cet ouvrage de protection du portail occidental de la Cathédrale.

L’Oppic assure, pour le compte de la DRAC Pays de la Loire, l’organisation de ce concours avec rendu intermédiaire jusqu’à la notification du marché de maîtrise d’œuvre. L’avis de concours, publié au BOAMPet au JOUE, permet une remise des candidatures jusqu’au 7 févier 2020 à 12h.

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