Musée d’Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Restauration des façades du château

Nature des travaux

Le château de Saint Germain-en-Laye situé entre le centre-ville et les jardins du domaine, se manifeste de l’extérieur par l’expression monumentale et caractéristique de ses façades en briques et pierres, ordonnancées selon de hautes travées régulières, animées par un jeu de terrasses et de corniches à balustres qui dominent les douves.

Les façades que nous connaissons actuellement ont entièrement été reconstruites dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sous l’impulsion de Napoléon III. Celles-ci n’ont guère fait l’objet de campagne significative de restauration depuis cette période. Elles ne présentent pas de problème d’instabilité générale. En revanche, les parements et ouvrages divers sont souvent très largement altérés, ce qui a motivé le ministère de la Culture et de la Communication a engagé une campagne de restauration générale qui porte sur plusieurs éléments :

Les façades

Restauration à l’identique des organes architecturaux altérés intégrant la protection ou à la suppression des causes de leur dégradation tels que :

  • l’habillage en plomb des parties saillantes et des gargouilles ;
  • la mise en place d’une étanchéité au plomb sous les ouvrages de rive des terrasses ;
  • l’adjonction de nouveaux tirants en fibre de verre scellés ;
  • la mise en place d’un dispositif anti-volatile.

L’horloge

Cette horloge date de Louis XIV. Elle a été réalisée par Balthazar Martinot, horloger ordinaire du Roi (Rouen 1636, Saint-Germain-en-Laye 1714) qui est à l’origine de nombreuses innovations dans son domaine. L’horloge d’origine assurait à l’époque la sonnerie des heures et des quarts, reliée par un système de tringles au campanile. Au XIXe siècle, le mouvement de Balthazar Martinot sera remplacé par une horloge d’édifice de la maison Collin et Wagner, dont la signature apparaît sur l’actuel cadran. Son mouvement, complet et en bon état, a été restauré et remis en état de fonctionnement. Le cadran de l’horloge, en lave émaillée, a été nettoyé et son cadre restauré à la feuille d’or.

Le pont d’entrée du Musée

Son accessibilité sera améliorée, tant par l’éclairage que par la qualité du pavement. La sculpture qui couronne le portail, qui se trouvait autrefois au-dessus de l’entrée annexe de la Rue Thiers, et dont l’original se trouve dans les jardins du musée Carnavalet à Paris, sera nettoyée, ainsi que les plaques de marbre signalant tant l’entrée du Musée que le nom de Millet, qui a conduit la transformation à l’époque du Second Empire.

Le donjon 

Vestige du château médiéval, le donjon sera également restauré.

La sainte Chapelle

La saint Chapelle, ses vitraux et sa toiture en plomb, laquelle date du tout début du XIXe siècle, sera égalemnt restaurée.

Propriétaire
Ministère de la Culture et de la Communication

Affectataire
Musée d’Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Maîtrise d’ouvrage
Ministère de la Culture et de la communication
L’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture, Oppic

Assistance à maîtrise d’ouvrage
Coordonnateur Sécurité et Protection de la Santé : ACOR ETUDES
OPC : ELITE

Maîtrise d’œuvre
Architecte en chef des monuments historiques : M. Régis Martin.
Economiste : Cabinet Yves Le Douarin.

Entreprises

  • Lot n°1 - Maçonnerie pierre de taille : H. chevalier
  • Lot n°2 - Forage-Tirant : Renofors
  • Lot n°3 – Couverture : Gallis
  • Lot n°4 - Sculpture : Tollis
  • Lot n°5 - Restauration de Sculpture : Sculptura
  • Lot n°6 - Peinture Murale : Duval et Mauler
  • Lot n°7 – Menuiserie : Les métiers du bois
  • Lot n°8 – Vitrail : Vitrail France
  • Lot n°9 - Peinture : Duval et Mauler
  • Lot n°10 – Serrurrerier : Bruno Galopin
  • Lot n°11 – Electricité : Taquet & cie
  • Lot n°12 - Horlogerie : Horloges Huchez
  • Lot n°13 - Anti Pigeon : Ace hygiène
  • Lot n°14 - Protection Foudre : Mamais