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Chantier de restauration du pont transbordeur du Martrou

Le pont du Martrou, édifié à Rochefort entre 1898 et 1900 par l’ingénieur Ferdinand Arnodin, est le dernier pont transbordeur en France. Il n’en reste que 8 dans le monde. Ce pont permet aux piétons, cycles pieds à terre et véhicules anciens autorisés de franchir la Charente au moyen de la nacelle (celle-ci était appelée « transbordeur » à l’origine).

Le pont en quelques chiffres
Distance entre les deux rives : 150 m
Hauteur des pylônes : 66,25 m
Espace entre les piles : 129 m
Longueur du tablier : 175,50 m
Hauteur du tablier, au-dessus des plus hautes eaux : 50 m

©Jean-Dominique Lamy / Baudin Chateauneuf - Oppic. 21 décembre 2016

Dépose de la nacelle
La nacelle (avant sa dépose), évoluant à 2 m au-dessus des plus hautes eaux, est reliée par des câbles à un chariot circulant grâce à des galets (sorte de roues), sur des rails fixés sur les membrures inférieures des poutres du tablier.

©Jean-Dominique Lamy / Baudin Chateauneuf - Oppic. 16 février 2017

Une grue de 250 tonnes a été mise en place à proximité du pylône situé sur la rive de Rochefort, afin de lever la nacelle pour pouvoir détacher les haubans de suspension, qui la relient au tablier. Lorsque les câbles (suspensions) ont été coupés ou détachés la grue a déposé alors la nacelle au sol.

©Loic Bailliard. 22 septembre 2016
©Jean Dubrana. 23 septembre 2016.
©Jean Dubrana. 23 septembre 2016
©Jean Dubrana. 23 septembre 2016
©Jean Dubrana. 23 septembre 2016.

La nacelle sera restaurée sur place, des éléments du chariot seront remplacés (étriers, axes et tiges de fixation des mordaches), elle sera repeinte, puis réinstallée à l’issue des travaux de restauration du pont, pour sa mise en service en février 2019.

©Jean-Dominique Lamy / Baudin Chateauneuf - Oppic. 16 février 2017

Période de travaux préparatoires

Echafaudages des pylônes en cours d’installation. Ces échafaudages sont destinés à accueillir des lifts nécessaires à l’accès au tablier pendant toute la période de chantier.

©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf. Oppic. 24 janvier 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf. Oppic. 21 décembre 2016
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 21 décembre 2016
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 24 janvier 2017

Échafaudages des pylônes en cours de montage. Ces échafaudages sont destinés à servir de support aux deux lifts (ascenseurs) nécessaires à l’accès aux têtes de pylônes et au tablier pendant toute la période de chantier.

©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 24 janvier 2017

Massif d’ancrage côté Echillais. Montage en cours de la plateforme en vue de la dépose des câbles.

©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 24 janvier 2017

Mise en place des passerelles à câbles

Ces passerelles de 140 m de long permettent aux équipes de chantier d’accéder en sécurité le long des 2 nappes de câbles porteurs de l’ouvrage, de déposer et reposer les pièces d’attache des suspentes et de réaliser des travaux de peinture. Elles seront en place au moment où l’ensemble du tablier et de la suspension existante sera déposé et resteront jusqu’à la fin des travaux de remplacement des câbles.

Leur mise en oeuvre est réalisée en 2 étapes :

  • déroulage et installation de 2 paires de câbles de 400 m continus d’un massif d’ancrage à l’autre,
  • après avoir été hissés depuis le sol, les paniers de 2,50 m de longueur suspendus aux câbles sont assemblés les uns aux autres depuis les sommets de pylônes « à la façon d’un petit train ».
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 12 mai 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 12 mai 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. 12 mai 2017

La dépose du tablier

La dépose du tablier s’est effectuée en 2 grandes étapes (entre mai et juin 2017) :

  • la première, depuis les rives, à l’aide d’une grue. Les éléments de tablier les plus longs (17 mètres), ceux situés aux deux extrémités, ont été déposés en premier à l’aide d’une grue gigantesque (d’une capacité de 700 tonnes) installée au plus près des pylônes qui a descendu au sol chaque « colis » accroché à un filin.
  • la seconde, au-dessus de le Charente, avec des moyens nautiques. Les 14 autres tronçons (de 8 mètres de long) ont été descendus à l’aide d’un chariot équipé de treuils posés sur les câbles porteurs pour les déposer sur une barge flottant sur la Charente, en partant des rives vers le centre.

Après évacuation de l’ancien tablier va pouvoir commencer la fabrication du nouveau tablier !

Dépose par grue du tablier côté Rochefort
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
Dépose par barge
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
Dépose par barge
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
Dépose par barge
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017
Dépose par barge
©Jean-Dominique Lamy/ Baudin Chateauneuf - Oppic. Juin 2017