Grand Palais (2001-2006)

Confortation des fondations et restauration de la verrière, des charpentes métalliques et des éléments de toiture. Restauration des façades.

Programme

Le Grand Palais a été construit entre 1897 et 1900 pour l’Exposition Universelle de 1900 pour être un Palais des Beaux-Arts. A l’issue du concours lancé en 1896 les architectes lauréats, Deglane, Louvet, Thomas et Girault se sont associés afin de mettre au point un projet final. La décoration des façades fait quant à elle largement appel aux sculpteurs, en particulier Georges Récipon pour les Quadriges, Victor Peter et Jean-Alexandre-Joseph Falguière pour les groupes en bronze, et deux peintres, Louis Edouard Fournier pour la frise en mosaïque et Joseph Blanc pour la frise en grès cérame.

La construction du Grand Palais, du Petit Palais et du pont Alexandre III faisait partie d’un programme architectural urbain destiné à créer une perspective entre l’avenue des Champs Elysées et les Invalides. Il avait été, dès 1898, décidé que ces bâtiments resteraient après l’exposition ; l’un pour la Ville de Paris, l’autre pour l’Etat afin d’accueillir des salons et des concours hippiques.

Malgré des précautions prises lors de la construction des désordres structurels sont apparus très tôt sur l’édifice, faisant probablement suite à la baisse du niveau de la nappe phréatique parisienne. En effet des rapports successifs ont mis en évidence l’importance des tassements et mouvements du bâtiment, liés à la disparition partielle ou totale des pieux en bois assurant les fondations profondes de la moitié sud du palais.

D’autre part, la charpente métallique, support des verrières, est dégradée en raison de la conjonction des tassements des fondations, de fuites en toiture, de phénomènes non appréhendés lors de la conception et de chargements d’exploitation excédant la capacité des structures.

En juin 1993, la chute d’un rivet dans la nef, se détachant de la charpente, d’une hauteur de 35 m, a entraîné la fermeture, en novembre, de la nef du Grand Palais. Après une campagne d’un mois de travaux destinés à assurer la sécurité de leurs visiteurs, le Palais de la Découverte et les Galeries Nationales du Grand Palais ont en revanche ouverts leurs portes.

L’Etat a alors décidé de conforter tant les fondations que les charpentes et toitures du Grand Palais. Il a aussi décidé de restaurer les façades, les sculptures et l’ensemble des œuvres ornant le monument. L’édifice a été classé au titre des monuments historiques dans sa totalité le 6 novembre 2000.

Grand Palais le chantier de restauration de la nef de 1999 à 2005. on Vimeo

Nature des travaux

Les travaux ont été décomposés en deux phases :

La première phase a traité des points les plus urgents :

  • Confortation des fondations de la partie sud du bâtiment et des fondations de la nef. Ces travaux ont nécessité la réalisation de parois moulées (9 200 m2), et d’assises en béton (2 500 m3) avec le système de jet grouting : création de colonnes de béton de sol (30 000 m linéaires de forage) ;
  • Réparation complète des charpentes métalliques de la nef (700 tonnes d’acier et 110 000 m2 de surface peinte) ;
  • Réparations des verrières de la nef (14 900 m2) ;
  • Réparations concomitantes des éléments de toitures et de verrières touchées par le chantier (3 500 m2 de couverture zinc, 1 300 m linéaires de chéneaux en plomb, 2 300 m linéaires d’ornementation en zinc estampé) ;
  • Restauration des quadriges de Récipon.

La deuxième phase a porté sur la restaurations des façades, des autres éléments de toiture, des éléments sculptés, des mosaïques, ainsi que des compléments de confortation de fondations.

Calendrier

  • La première phase a débuté en novembre 2001 et s’est achevée en août 2004.
  • Les Quadriges de Récipon ont été déposés entre juillet et septembre 2001, restaurés au cours de l’année 2003 et reposés entre avril et juillet 2004 .
  • La deuxième phase a débuté en mars 2005 et s’est achevée en août 2006.

Maître d’ouvrage
Ministère de la Culture et de la Communication
Direction de l’architecture et du patrimoine

Maître d’ouvrage délégué
l’Etablissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels, ÉMOC,

Maîtrise d’œuvre, phase1

  • Architecte mandataire : Alain-Charles Perrot, architecte en chef de monuments historiques ;
  • Architecte : - Architecte : Jean Loup Roubert, architecte en Chef des Bâtiments Civils et Palais nationaux ;
  • Concepteur technique : SETEC
  • Economiste : Fernand Tomasina, vérificateur des monuments historiques

Maîtrise d’œuvre, phase2

  • Architecte mandataire : Alain-Charles Perrot, architecte en chef de monuments historiques ;
  • Economiste : Fernand Tomasina, vérificateur des monuments historiques

Les entreprises : phase1

  • Gros oeuvre fondations : Soletanche Bachy (mandataire), Spie SCGPM, Spie Fondations, SMET TS
  • Charpente métallique verrières : Eiffel ( SPR / Dutemple – VMT)
  • Couverture métallerie : SA Toitures Petit & Fils (mandataire), Galozzi entreprises, Miege et Piollet Entreprise SA, Van Mullem
  • Pierre de taille : Quelin

Restauration des quadriges

  • ferronnerie d’art, serrurerie, métallerie et restauration statuaire cuivre  : Ateliers d’œuvre de Forge et Socra SNC
  • Maçonnerie, pierre de taille : Entreprise Degaine
  • Echafaudage : MILLS

Les entreprises : phase 2

  • Gros oeuvre fondations : Soletanche Bachy (mandataire), Spie Fondations
  • Organisation de chantier / échafaudage : LAYHER
  • Nettoyage des maçonneries à la nacelle : THOMANN-HANRY
  • Nettoyage des maçonneries avec échafaudage  : SECCOBAT
  • Nettoyage des maçonneries sculptées : QUELIN
  • Restauration des maçonnerie / Pierre de taille : LEFEVRE
  • Restauration des mosaÏques et des céramiques : SOCRA
  • Restauration du plafond stuc et de sa structure : SOE – Stuc et staff : At. BOUVIER
  • Restauration des menuiseries en ferronnerie décoratives et des ouvrages métalliques courants : ATELIERS SAINT JACQUES
  • Couverture en plomb et en zinc des bandeaux : PETIT & FILS. MIEGE ET PIOLLET
  • Peinture des menuiseries extérieures : TROUVE