Point d’étape sur les réseaux enterrés du Palais de l’Alma et le pavillon de la Lanterne. Mai 2026

Point d’étape sur les réseaux enterrés du Palais de l’Alma et le pavillon de la Lanterne.

Avril - Mai 2026

©Patricia Lecomte. Oppic avril 2026

En début d’année, l’opération sur les réseaux enterrés du Palais de l’Alma a commencé, après une période de préparation de 2 mois.

Pour comprendre la nécessité des travaux, il faut revenir dans le temps lorsque le Palais de l’Alma a été construit en 1861 sur une ancienne île de la Seine pour abriter les écuries de Napoléon III.
Il a été édifié en partie sur des fondations en maçonnerie et une autre partie sur des tranchées remplies de sable tassé. Dès la construction du Palais, un réseau de récupération des eaux usées et pluviales a été mis en place en raison de l’utilisation intensive de l’eau pour les écuries. Cependant des fuites sont apparues au cours des années sur ces réseaux enterrés, entrainant les fines des fondations en tranchées de sable compacté, créant aujourd’hui des fontis.
Ces fontis montrent à quel point la situation était devenue urgente et que des travaux étaient nécessaires pour éviter un affaissement généralisé des fondations du Palais. Les travaux sont également l’opportunité de créer des réseaux séparatifs pour, d’un côté, les eaux pluviales, et de l’autre, les eaux usées et vannes.

Le marché de travaux a été notifié en octobre 2025. La Maîtrise d’oeuvre est assurée par l’agence Goutal (ACMH), Batscop (OPC), Sanubat (BET réseaux) et Cabinet Pilté (économiste), l’entreprise Cap Contrôle a à sa charge le contrôle technique et la mission CSPS est assurée par Acor Etudes. L’entreprise générale en charge des travaux est Cochery avec comme sous-traitants notamment : Fernand Pose pour le pavage, Lefevre pour la pierre de taille et Valentin TP pour les chemisages des réseaux.

Le Palais est composé de trois cours et un jardin, reliés par des porches. Pour limiter l’impact sur les utilisateurs du site et maintenir les accès aux espaces intérieurs et aux différentes cours servant de stationnement, le chantier a été découpé en 7 phases spatiales et temporelles.

La première phase de chantier a débuté en janvier 2026 et s’est finie en mars 2026 enchainant sur la phase 2, qui s’est achevée ce mercredi 13 mai 2026.

Les travaux consistent :

  • Au remplacement de l’ensemble des réseaux enterrés existant ;
  • Au chemisage des réseaux situés sous les fondations ;
  • A la reprise des soubassements en pierre (remplacement d’une partie des pierres et réalisation d’un ragréage) ;
  • A la dépose et repose des pavés (réutilisation des pavés lorsqu’ils sont en bon état).

Aujourd’hui la première cour est entièrement finie, les réseaux enterrés ont été remplacés. Des réseaux complémentaires ont également été découverts lors des terrassements nécessitant leur remplacement. Des conduites en fibrociment amiantées ont également été découverts, servant de ventilation naturelle depuis la façade pour une fosse située à proximité. Elles ont pu être retirées pour permettre de continuer les travaux sur les soubassements en pierre.

Des bornes provisoires de recharge pour les véhicules électriques ont été installées avant le démarrage de la phase 3 pour maintenir un accès à la recharge des véhicules électriques, les bornes en place étant situées dans l’emprise des travaux.

Le chantier avance dans de bonnes conditions (malgré les intempéries de ce mois de mai) et la réception du chantier est prévue pour le printemps 2027.

Le pavillon de la Lanterne

L’Oppic réalise également des opérations d’entretien sur les résidences présidentielles avec Jean-François Delhay en tant qu’architecte urbaniste de l’Etat, qualifié pour la restauration des monuments historiques. Ces travaux d’entretien permettent de maintenir les résidences fonctionnelles et de remettre en état les zones les plus fragiles. Les opérations sont très variées : remise en état de parquets, remise en état de menuiseries extérieures, remise en peinture de certains décors. Ces travaux sont essentiels pour continuer à faire vivre les résidences et garder ce patrimoine remarquable.

Le pavillon de la Lanterne situé dans le parc du Château de Versailles est ceinturé d’un mur de clôture en pierre. Au cours des années, la végétation s’est développée sur l’ensemble des murs, les fragilisant. Des éboulements s’étant produits, il est devenu indispensable de réaliser des travaux de renforcement et d’entretien sur l’entièreté des murs pour prolonger leur durée de vie et ainsi ne pas avoir à supporter les coûts à venir d’une reconstruction.

Cette campagne de restauration est découpée en plusieurs phases, chacune se réalisant sur une période de 6 mois. Les travaux consistent au piochement des anciens enduits aux malencontreuses restauration au ciment, à la réfection des joints et à la consolidation interne des maçonneries avec du mortier de chaux. L’entreprise en charge de cette opération est Balas qui est titulaire de l’accord-cadre de travaux de maçonnerie ; ces remises en état doivent se dérouler sur une petite dizaine d’années.