Journées nationales de l’architecture 2021

L’OPPIC s’associe aux journées nationales de l’architecture

L’architecture qui se pense, qui se dessine, qui se construit et se réinterroge est au cœur des préoccupations de l’OPPIC.

Parce qu’au-delà de son activité patrimoniale liée aux compétences réglementaires des architectes en chef des monuments historiques, l’OPPIC travaille avec plus d’une vingtaine d’architectes ou de groupements de maîtrise d’œuvre retenus après une consultation ad hoc. En 2021, une nouvelle fois, l’OPPIC a organisé plusieurs concours d’architecture ou de scénographie.

L’architecture en train de se construire

L’Institut méditerranéen de la ville et du territoire à Marseille prend forme

Situé à proximité de la gare Saint-Charles sur l’esplanade de la Porte d’Aix, le nouveau pôle d’enseignement supérieur qui réunira trois établissements : l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille (ENSAM), l’antenne marseillaise de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage (ENSP) et l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional (IUAR) d’Aix-Marseille Université sort de terre.

Cet équipement qui a vocation à former au mieux les futurs professionnels de l’architecture et de l’aménagement et à devenir un pôle d’expertise dans ces domaines, est implanté au cœur de Marseille, dans la ZAC Saint-Charles, à l’articulation entre la ville ancienne et les nouveaux quartiers d’Euroméditerranée gagnés sur les anciens faubourgs proches du port de la Joliette, nés aux XIXe siècle.

Il est accessible par tous les modes de transports collectifs, à l’échelle locale, régionale et internationale.

Pour les architectes du projet NP2F (architectes mandataire) / Marion Bernard / point suprême / Jacques Lucan l’ambition de ce projet est de créer « trois volumes distincts reliés par un grand vide central en Y donnant à voir la vie de l’Institut, qui adoucissent l’impact urbain de l’ensemble et composent un petit Campus.

Si l’IMVT est méditerranéen dans son ambition de rayonnement pédagogique et de recherche, il l’est aussi par son architecture alliant système évolutif et composition précise, sobriété et générosité. Sobriété, parce que le climat est exigeant, à plus forte raison à Marseille où le vent est une donnée supplémentaire.

Parce que le soleil requiert des gestes économes pour s’en protéger, parce que la minéralité, répandue dans toute la ville, a une inertie, une masse, parce que la simplicité chromatique est due à la nécessité, la couleur des bâtiments est claire pour renvoyer la chaleur. Générosité, parce que l’architecture méditerranéenne ce sont aussi une multitude d’espaces, de situations intérieures et extérieures – à l’instar de l’actuelle Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille -, de pièces où l’ombre, la lumière, l’eau, la protection du vent, la vue, deviennent des matières à part entière, taillant, imprimant et impactant la masse de l’architecture. »

Le chantier de mars à juillet 2021

Le chantier a été lancé en mars 2021, avec l’installation sur le site des entreprises et la préparation du terrain.

De mars à juillet 2021, les pelles mécaniques et les brises-roches hydrauliques se sont ainsi succédés sur la parcelle pour réaliser les terrassements généraux et trouver le niveau le plus bas du futur IMVT sur un site à la topographie accidentée.

Cette phase a également permis la réalisation des premières fondations profondes du bâtiment pour les parties enterrées les plus sensibles.

Pour le reste, la dureté importante des sols, composés de marnes sableuses et grises mais aussi de poudingues, a orienté les concepteurs vers des fondations superficielles pour supporter l’édifice.

Cette fin d’été fut ainsi majoritairement consacrée à la réalisation des dernières fondations et la mise en place, en parallèle, des divers réseaux sous dallage.

Avant le coulage des premières élévations prévues au début de l’automne 2021, il restera à installer le système drainant sur l’ensemble de la parcelle afin de récupérer les éventuelles venues d’eaux souterraines et permettre leur infiltration dans les sols non étanches.

L’architecture du 20e siècle qui se rénove

Le chantier en cours de la rénovation des coupoles de la Cité des sciences et de l’industrie.

Le 15 septembre 1980, le président de la République choisit Adrien Fainsilber pour la réhabilitation de la salle de ventes des abattoirs de la Villette et son aménagement en musée des sciences. L’équipe de maîtrise d’œuvre dirigée par Adrien Fainsilber est composée de Sylvain Mersier, architecte, collaborateur pour La Géode, de Rice Francis et Ritchie (RFR), pour les façades solaires et les verrières, Casso-Gaudin pour la sécurité, SATOBA pour la structure, SGTE pour les études fluides de la Géode, Thémis Constantinidis pour la structure métallique.

L’ouverture de la CSI a lieu le 13 mars 1986, jour du passage de la comète de Halley. A la base du projet initial se croisent la volonté d’Adrien Fainsilber de faire pénétrer le maximum de lumière naturelle à l’intérieur du gigantesque bâtiment, et le souhait de RFR d’en faire un évènement didactique. La lumière naturelle pénètre ainsi largement à l’intérieur du bâtiment, notamment par deux coupoles symétriques de 17 m de diamètre en toile, acier et verre, et situées à l’aplomb du hall central.

Les coupoles ont été fortement endommagées en 1990, lors d’une tempête qui a soulevé et brisé une partie des verrières.

Aujourd’hui, leur rénovation est en cours. Dans le respect des « modèles d’énergie et de lumière », tout à fait en avance sur leur temps, de Peter Rice et de RFR, le maître d’ouvrage a choisi de remplacer les deux toiles initiales par une toile Tensotherm choisie pour ses propriétés de transmission lumineuse et de remplacer les verrières par des membranes gonflables en ETFE (polyéthylène-co-tétrafluoroéthylène).

Cet été les coussins ETFE ont été posés sur la première coupole

Quelques explications des différentes étapes du chantier à retrouver dans la galerie photo dédiée :

La totalité des verres est évacuée, ainsi que tous les accessoires de fixation, et les profils de charpente secondaire en aluminium ajoutés en 1991. La charpente d’origine est adaptée pour recevoir les nouveaux coussins en ETFE.

Les 4 poutres structurelles en treillis qui ne sont plus utiles sont découpées et évacuées en petits tronçons. Des pièces d’adaptation en acier sont boulonnées ou soudées à la charpente, pour servir d’appuis aux rails de fixation des coussins.

Les rails en aluminium, cintrés sur la périphérie et droits sur les poutres, sont solidarisés à la structure porteuse, et réglés finement de manière à obtenir un plan incliné parfait. Les coussins sont déployés entre chaque couple de poutres, et clipsés sur leur pourtour dans les rails prévus à cet effet. Les coussins sont ensuite maintenus en place à l’aide de capots en aluminium, visés dans les rails.

Tous les coussins sont raccordés à un réseau d’air comprimé, qui gonfle les coussins et maintien une pression constante.

L’architecture en devenir

L’Oppic accompagne les albums des jeunes architectes et paysagistes (AJAP) et plus généralement, les nouveaux architectes

Tous les deux ans, le ministère de la Culture distingue de jeunes architectes ou paysagistes pour la qualité de leur démarche en leur décernant la mention : Lauréat des Albums des jeunes architectes et des paysagistes (AJAP). En tant que membre du cercle de partenaires des AJAP, composé de maîtres d’ouvrage publics et privés, d’acteurs de la diffusion et de collectivités territoriales, l’OPPIC apporte son appui aux lauréats.

Ainsi l’OPPIC a organisé le 27 septembre dernier, une rencontre avec la promotion 2020 des AJAP afin d’échanger, de manière très opérationnelle, autour des procédures de concours en maîtrise publique, depuis la constitution des dossiers de candidatures jusqu’à la remise de projet.

L’OPPIC propose aussi à certains d’entre eux de venir siéger au jury de sélection de maître d’œuvre, pour expérimenter cette phase essentielle de la reconnaissance du travail d’architecte.

C’est dans le même esprit d’accompagnement à la professionnalisation des jeunes architectes de manière plus générale que l’OPPIC intervient dans le cadre du dispositif « Échelle Un » de l’École nationale supérieure d’architecture de la ville et des territoires à Marne la Vallée, autour des dossiers de candidature aux concours.

Lauréats AJAP 2020 :
Bien Urbain - atelier d’architecture . Oyapock architectes . Florine Lacroix - Atelier L. Paysage & Urbanisme . Atelier Delalande Tabourin . Atelier Boteko . L’Atelier Senzu .Forall Studio . Julien Gougeat Architecture . récita architecture . Cros & Leclercq Architectes . Sapiens Architectes . A6A . Altitude 35 . lis & daneau architectes . atelier du sillon . Gramme . Le Ma Paysage . Moonwalklocal - collectif d’architectes . Lucas Jollivet.

Intervenants OPPIC :
Clarisse Mazoyer Présidente . Marie-Bénédicte Caumette chef du département des études préalables et du suivi architectural . Valérie Brisard architecte, chef de projets études et développement . Sara Ben Fredj chargée d’opérations.

Intervenant ministère de la Culture :
Odile Bousquet chargée de mission, Direction générale des patrimoines, programmation, service de l’architecture .