L’OPPIC, ASSURE LA MAÎTRISE D’OUVRAGE DU PROJET DE RESTRUCTURATION DE RICHELIEU DEPUIS PLUS DE VINGT ANS.

La restauration du site historique de Richelieu est plus qu’une opération immobilière : c’est la mutation d’un quartier, pensé pour la première fois depuis des siècles dans sa globalité. Au-delà même du quadrilatère Richelieu, dont les travaux s’achèvent aujourd’hui, la rénovation de la galerie Vivienne qui accueille l’INHA et l’INP en 2005 et la réhabilitation du 65 rue de Richelieu qui reloge l’École nationale des chartes en 2015 sont les premières étapes de ce grand mouvement destiné à créer un campus dédié à l’histoire et aux arts, en plein cœur de Paris. L’OPPIC, opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture, aura porté l’ensemble de la maîtrise d’ouvrage de ces différentes opérations.

Depuis 1997, l’OPPIC accompagne le ministère de la Culture et la Bibliothèque nationale de France pour définir, d’abord en études, le projet de rénovation du site historique de cette dernière.

En 2006, il est mandaté, par le ministère de la Culture et de la Communication pour la conduite du projet de rénovation complexe du quadrilatère Richelieu du fait de son expertise pour les opérations s’effectuant en milieu sensible et souvent dans des lieux patrimoniaux remarquables, en site occupé, et pour des projets associant qualité architecturale et haute qualité technique. L’opération de rénovation du site de Richelieu présente l’essentiel de ces caractéristiques.

UNE RESTRUCTURATION EN SITE OCCUPÉ
Durant tous les travaux, le site est resté ouvert au public pour assurer une continuité du service aux lecteurs et aux chercheurs. Pendant la 1re phase, achevée en 2015, les activités de la BnF ont été resserrées côté rue Vivienne. Depuis 2017, début de la seconde phase du chantier, les bibliothèques de l’INHA , installée salle Labrouste, celle de l’École nationale des chartes et les magasins spécialisés de la BnF ont développé leur activité dans la première partie du quadrilatère restauré. La séparation entre espaces ouverts au public et espaces en chantier est assurée par une paroi coupe-feu, au cœur du bâtiment.

UN CHANTIER EN PLEINUR DE PARIS, ET PENDANT LA PANDEMIE
L’intervention sur un bâtiment situé dans une zone urbaine dense a rendu nécessaire de présenter à de multiples reprises le projet aux riverains, mais aussi d’avoir une attention particulière aux nuisances sonores, aux pollutions dues aux poussières et aux contraintes de circulation.

Cette insertion urbaine a été l’une des contraintes essentielles lors de la pandémie du Covid, avec des compagnons utilisant les transports en commun et la taille des base-vie étant largement contraintes pour permettre le respect des protocoles de sécurité et des règles de distanciation sociale. Ajourné de mars à mai 2020, le chantier s’est adapté aux exigences de la crise sanitaire depuis cette date.